Haddock

 

Ô fantomatique fantasme,
Bougre d'ectoplasme
De bachi-bouzouk,
Ma cocotte, t'as le look.

 

Devant ton allure suave,
Je ne sais faire que le zouave,
Perdu comme un olibrius
Qui a encore raté son bus.

 

Comme un chant d'ophicléide volatile,
Face à ta figure qui a du style
Sans vouloir te faire l'anacoluthe
Sur les mots de ton corps, je bute.

 

Je me sens aussi bête
Qu'un analphabète
Quand je veux lire
Entre les lignes de tes seins,
je suis un anthropophage végétarien
N'osant te mordre ni te cueillir.

 

Je veux naviguer en toi
Tel un marin d'eau douce,
Tendre et dur à la fois
Mais je t'entends qui glousse !

 

Car je ne suis qu'un moussaillon,
Un naufrageur un peu cornichon,
Un anthropopithèque cromagnon,
Un bandit un gredin... toujours marron.

 

Me voilà moule à gaufres
Qui soudain n'a plus de coffre,
Soufflé par tes dessous légers
Comme des crêpes dentelles,
Me voilà va-nu-pieds
A côté de ses semelles.

 

Alors, je me fais sapajou
Pour atteindre enfin ta joue
Car sous le tonnerre de Brest,
Bien qu'étant à l'ouest,
je me sens un peu plus leste.

 

Non ne dis rien ma diablesse,
Ma coloquinte ma tigresse,
Car le silence est d'or,
Ma mie ma Castafiore,
Ne ris pas de te voir si belle,
Bonjour bonjour les décibels,
Mille milliards de mille sabords !

 

en gras : quelques jurons du Capitaine