Mon Marius mon Trésor
Mon Marius mon Trésor,
Mon Burma mon Nestor,
Mon Bébel mon Phégor,
Mon Nelson mon Monfort
Où c'est qu't'as mis l'or
Que tu m'avais promis ?
Tandis que je m'endors,
Le caches-tu sous notre lit ?
Où c'est qu't'as mis l'or
Où est-ce qu'il s'évapore,
Alors que je m'assoupis ?
Où sont donc tous tes trésors ?
Mon Marius mon Trésor,
Mon Dadark mon vador,
Mon Ewok mon Starwore
Mon Chienchien Mon Médor
Où sont donc tous ces trésors
Dont tu devais me couvrir
Après que tu ne me déflores
Sous le poids de tes soupirs ?
Où est passée toute la flore
Que tu devais m'offrir ?
Les roses du Thabor
Que tu voulais me cueillir ?
Mon Marius mon Trésor,
Mon Boy-scout mon Castor
Mon Mimi mon Notaure,
Mon Dino mon Nosaure,
Les combinaisons de tes coffres-forts
Qui devaient me prémunir ?
La chaleur et le confort
De ta villa à Izmir ?
Allez j'les laisse, c'est ton décor
Sans regrets ni remords,
Je m'en vais au-dehors
Trouver mon vrai trésor.
Mon Marius mon Trésor,
Mon Burma mon Nestor,
Mon Bébel mon Phégor,
Mon Nelson mon Monfort
Mon Marius mon Trésor,
Mon Dadark mon vador,
Mon Ewok mon Starwore
Mon Chienchien Mon Médor
Mon Marius mon Trésor,
Mon Mimi mon Notaure,
Mon Dino mon Nosaure,
Mon Boy-scout mon Castor
Mon Marius mon Trésor...
Haïku de l'hiver (32)
Blanchies par le givre,
Dessinant notre chemin,
Fougères légères
L'énorme bouffe
Suite à la perte du triple A de la Fr(a)nce, Comme l'a déjà fait Patrick Besson avec un article sur le sujet, les écritures folles vous proposent un poème sAns lA moindre lettre A, sAchAnt qu'il ne fAut pAs pour AutAnt se lAisser AbAttre !!!
Je suis effondré
Tout comme mon livret B !
Tous mes euros, mis de côté,
Sont sous le zéro
Encore surnoté.
Trop c'est trop,
Toujours trop élevé,
Plus d'économie
Moins moins un demi !
Plus un sous en poche
Plus de quilles sous roche
Que du bowling en tête
Du bingo pour les esthètes !
Plus un seul kopeck
Juste quelques livres
Empruntés en bibliothèque,
Juste quelques vivres
Piqués en supérette
De quoi tenir un bout
Pour quitter quoi ? Venir où ?
Du sucre, du beurre, du vin,
Des pommes, du riz, des citrouilles,
Du céleri, des noisettes, des nouilles,
Des pelures, des épluchures et puis plus rien.
Des rillettes, du surimi, des quenelles
Du poivre noir, rose ou vert, du sel
du piment, du fenouil des bretzel
Du curry, du thym, du cumin
Des herbes, des épices tout plein !
On s'goinfre encore on bouffe
Quelle crise peut nous rendre ouf ???
On s 'en fout de qui souffre
On ignore tout du gouffre
Quelle crise peut nous rendre ouf ???
On s'en fout qu'est-ce qu'on bouffe...
Haïku de l'hiver (31)
Saupoudrées de glace
Les feuilles cristallisées,
Gelée sous les bois
Le Fantôme de Gainsbarre
Ouais c'est moi le fantôme de Gainsbarre
Celui qui, comme une épave, échoue
De bar en bar
Mais non non je ne suis pas soul
C'est moi qui tiens la barre
Sur ma vieille noix d'acajou
Je suis les lumières des phares
Comme un papillon de nuit fou
Je tourne en rond et jamais n'amarre
Les verres tourbillon me rendant flou
Comme une gitane dans un cigare
Alors si tu m'entends qui me marre
Demande-moi à quoi je joue
Dis-moi ce que je fous
De replier mon drap, il est déjà trop tard
Car je suis le fantôme de Gainsbarre
La tête de chou qui toujours échoue
Aux pieds des comptoirs
Mais c'est moi qui tiens la barre
Sur ma vieille noix d'acajou
Je suis les lumières des phares
Comme un papillon de nuit fou
et en bonus une version fantomatique
Le Twit'haïku
La Cantine numérique et Les Champs Libres de Rennes
organisent le Twit'haïku, un concours de Haïkus sur Twitter
Alors n'hésitez plus, amis poètes, maintenant twittez !!!
Un Chat avec Dick
Au bord de la Riviera ?
Twit à Saint-Tropez !
Les Algues
Regarde la mer qui ramène les algues
Sur la plage
Tu as vu comme elles ont l'air vague
On les dirait sans âge
Les goémons nous narguent
Sur le sable ils nagent
Mais regarde les algues s'échouer sur la plage
Ca te changera un peu de paysage
Regarde mes yeux
Comme ils sont deux
Le ciel nuageux
Comme il n'est pas bleu.
Regarde les beaux châteaux de sable
Que font ces enfants,
Et ce voilier au large
Qui avance dans le vent,
Comme les flancs de ces barges
Filent droit devant.
Mais regarde les algues s'échouer sur la plage
Ca te changera un peu de paysage
Regarde mes lèvres
Comme elles sont gercées
Au loin le Cap de la Chèvre
Et non, ce n'est pas Jersey.
Hey ! T'as vu ce mec tout nu
Qui mange sa banane
Il se l'enfile ni vu ni connu
Comme un jet de sarbacane
Les algues sont comme de la glu
Sur son corps mé-lagon-man !
Mais regarde les algues s'échouer sur la plage
Ca te changera un peu de paysage
Regarde le sel
Qui fait péter le feu
Au loin le Cap Fréhel
Et non, ce n'est pas l'île d'yeu
Mais regarde les algues s'échouer sur la plage
Ca te changera un peu de paysage
Regarde mes yeux
Comme ils sont deux
Le ciel nuageux
Comme il n'est pas bleu.
et pour écouter la chanson :
Trop de silence
Il y a trop de silence
Entre nous dans cette maison.
On n'est pourtant pas en vacances,
Mais on a l'air plutôt con,
Pour te dire qu'il n'y a vraiment aucun bruit,
On entend même le voisin qui fait pipi.
La machine à laver qui glougloute,
Le robinet du lavabo qui goutte,
Les lames du parquet qui parfois craquent,
Mon ventre qui gargouille parce qu'il est patraque.
Mais il y a des enfants, des enfants qui jouent dehors,
Pour eux le silence n'est vraiment pas d'or,
Les bruits sont rois, ils se déchaînent,
Les cris de joie sont ceux qu'ils sèment.
Pala pata pala papa tam
Et pala pata pala papa tam,
Ce sont les bruits que ne feront jamais plus,
Nos chers enfants qui ont disparu
De notre sweet home soudainement nu.
Il y a trop de silence
Entre nous dans cette maison.
On n'est pas en vacances,
Mais on a l'air plutôt con,
Pour te dire qu'il n'y a vraiment aucun bruit,
On entend même le voisin qui fait pipi.
Mais il y a des enfants, des enfants qui jouent dehors,
Pour eux le silence n'est vraiment pas d'or,
Les bruits sont rois, ils se déchaînent,
Les cris de joie sont ceux qu'ils sèment.
Et pour écouter la chanson :
Et bonne année à tous !










